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LA CHASSE La chasse est le principal moyen de subsistance de la meute. Aussi les loups doivent-ils mettre au point des stratégies de chasse élaborées. La chasse repose sur deux facteurs: le comportement acquis (apprentissage) et le comportement inné. Le comportement de prédation est défini comme inné. Certains autres comportements nécessitent un stimulus (sang). Mais l'expérience améliore constamment ces comportements. Les jeunes louveteaux apprennent beaucoup en observant les adultes, ainsi qu'en s'adonnant à divers jeux, soit entre eux, soit avec les adultes (jeux de rôles - simulation de situations réelles d'une chasse). Le comportement de prédation et de consommation est complet vers l'âge de 8 semaines.
Le loup est très patient et peut attendre de trouver une proie qu'il pourra tuer sans efforts inconsidérés. Une meute en déplacement est souvent en chasse. La première étape de la chasse est la localisation de la proie par les moyens suivants:
C'est la seconde étape. Les loups tentent de s'approcher de leur proie sans se faire repérer. Cette étape suit toujours la même voie: déplacement furtif tous sens en alerte, oreilles et museau pointés en avant, jambes flêchies, corps proche du sol, s'approchant de la proie au plus près. Ils avancent toujours à contrevent ce qui leur permet de s'approcher très près.
C'est la troisième étape. Cette étape se produit lorsque le loup se sait repéré par sa proie. C'est la confrontation entre le prédateur et sa proie. Dès lors, la proie peut réagir de 3 manières différentes:
La première phase de la poursuite est critique car si la proie parvient à distancer rapidement le loup, celui-ci a peu de chances de la rattraper à nouveau.
La poursuite s'effectue sur plusieurs centaines de mètres, en général.
La poursuite est une phase généralement courte (quelques minutes.)
Comme les loups chassent plutôt des animaux en fuite, ils les attaquent en principe par l'arrière en essayant d'agripper l'arrière-train avec leurs canines. Les attaques sur les proies de grande taille sont difficiles et dangereuses, mais les loups peuvent attaquer un bison ou un élan et le blesser puis l'attaquer de nouveau quand il est affaibli.
Celle des petites proies est rapide. Le loup court à côté de la proie et lui inflige une morsure à la gorge ou à la nuque. Le choc de cette morsure provoque un arrêt cardiaque ou brise la nuque ou la trachée de l'animal. Cela s'appelle le commotio cordis. Pour les grandes proies, le loup tente de la déséquilibrer en s'agrippant à différentes parties de son corps ou il la harcèle jusqu'à l'épuisement de l'animal. C'est alors qu'a lieu la mise à mort. ~~~~~ La stratégie de chasse du loup va dépendre du gibier auquel il est confronté et de sa zone géographique. Par exemple, la chasse à l'élan peut se passer de 3 manières:
Les loups peuvent également exploiter les éléments de leur environnement.
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Les loups ne tuent en général que pour se nourrir. Pourtant, dans certains cas, les loups peuvent tuer plus de gibier que nécessaire. Cela peut arriver pendant les hivers enneigés où les proies sont plus facile à capturer. Cela s'appelle le surplus killing. Il est surtout constaté lors d'attaques sur des animaux domestiques tels que le mouton. Cette tendance s'explique par deux phénomènes:
On pense que certaines meutes ont une préférence pour un type de proie en particulier. Cette préférence dépendrait:
Cette préférence pour une proie est possiblement transmise de génération en génération. Cela peut entraîner un manque de réaction face à une nouvelle proie.
Le succès de la chasse des loups dépend également de la démographie de la proie concernée (effectif, âge, condition physique, etc.) Des études ont démontré que le loup tue en général des jeunes car ils savent moins bien se défendre que les adultes. Mais cela dépend des zones géographiques également. En effet, à l'Ouest des montagnes de Sayan, en Russie, les loups tuent plus d'adultes mâles.
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En Europe, la distribution des différentes espèces d'ongulés est très restreinte. Cas extrême: bison éradiqué de toute l'Europe. Seule la région de Bialowesia (frontière entre la Pologne, la Biélorussie et la Lituanie) compte encore 5 espèces: bison, élan, cerf, chevreuil et sanglier. Tandis que dans le semi-désert proche de la mer Caspienne, il n'y a plus aucune espèce d'ongulés. La diversité diminue dans toutes les directions depuis la Bialowesia. La majorité du continent européen ne compte plus que 2 espèces (chevreuil et sanglier pour la plupart). Seules 3 espèces d'ongulés ont maintenu leur distribution d'origine en Europe: le renne, le chevreuil et le sanglier. Les conditions climatiques peuvent également réduire les populations d'ongulès. Il est difficile de connaître l'impact du loup sur la densité d'ongulés en Europe. La chasse est le facteur de mortalité le plus important pour les ongulés et influence les dynamiques de population à travers l'Europe. Il a été démontré que le cerf a été affecté par la prédation du loup. De 1988 à 1993, les loups ont fait chuter leur population de plus de la moitié. Les chevreuils, notamment quand ils sont nombreux, peuvent aussi être lourdement touchés par la prédation du loup. Mais ils ont également un autre prédateur: le lynx. Pour ce qui est des sangliers, leur mortalité dépend principalement de la disponibilité des glands ou des faines en montagne et, dans une moindre mesure, de la profondeur de la neige.
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