LES LOUPS LOGO

 

 

Le cas du loup rouge est un cas très controversé. Le loup rouge, Canis rufus, se situe entre le coyote (Canis latrans) et le loup gris (Canis lupus). Il possède de très longues pattes et de grandes oreilles. C'est une animal social. La plupart vivent en meute sur un territoire et sont très intolérants vis-à-vis des loups étrangers. Leur vie sociale est assez semblable à celle du loup gris. Sa nourriture se compose surtout de cerfs de Virginie et de ratons-laveurs. Le loup rouge a été officiellement considéré comme une race éteinte dont les derniers représentants sauvages se sont éteints en 1975 à l'Est du Texas et à l'Ouest de la Louisiane. Leur statut a été révisé en 1980 avec le programme de réintroduction commencé à cette époque-là pour remettre l'espèce dans son sauvage en 1987 en Caroline du Nord (Alligator River, National Wildlife Refuge) à partir de 9 loups rouges qui avaient vécu en captivité.

Son origine est très discutée:

  • certains le considèrent comme une espèce à part entière
  • d'autres le considèrent commeun ybride entre le coyote et le loup gris

En 1937, Goldman définit une classification du loup rouge:

  • Espèce: Canis rufus
  • Sous-espèces:
    • Canis rufus (Texas)
    • Canis rufus floridanus (Floride)
    • Canis rufus gregoryi (vallée du Mississippi)

Nowak confirme cette classification en 1983. Des études crâniométriques démontrent que le crânes du loup, celui du loup rouge et celui du coyote sont distincts. Il existe également des déifférences dans le vocalisations des loups rouges et du coyote, ainsi que dans leur comportement.

En 1990, une étude génétique remet tout en cause. En effet, le loup rouge possède aussi bien des gênes du loup gris que du coyote. Les auteurs de ette étude proposent 3 hypothèses quant à l'origine du loup rouge:

  1. A l'origine, le loup rouge aurait un ADN unique et propore à son espèce. Avec le temps, il se serait hybridé avec le loup gris et le coyote.
  2. Le loup rouge pourrait être une sous-espèce du loup gris avec un phénotype différent. Cette sous-espèce se serait hybridée avec le coyote.
  3. Le phénotype du loup rouge descendrait d'une hybridation entre le coyote et le loup

En 1995, Nowak refute ces conclusions, avançant que "l'ADN mitochondrial se transmet de la mre aux petits sans recombinaison, ce qui signifie qu'une type d'ADN mitonchondrial étrnger à une popultion peut persister aussi longtemps que la lignée matriarche existe." Cela réèlerait bien une hybridation dans l'histoire du loup rouge, mais pas que le loup rouge serait lui-même un hybride. Nowak argumente également que ni le loup n le coyote n'auraient occupé la zoe de répartition d'origine du loup rouge. Mais les auteurs de l'étude génétique invoquent les migrations des populations de canidés, avançant ainsi que le loup gris et le coyote auraient migré dans les zones occupées par le loup rouge et aurient créé une zone d'hybridation entre le loup gris et le coyote. Nowak répond qu'il est impossible de se prononcer avec une seule étude d'une infime partie de l'ADN mitochondrial.

Caractéristiques :

  • Tire son nom de la couleur de sa fourrure, brun-rouge.
  • Poids : 23 à 32 kg
  • Taille : 51 à 81 cm au garrot.
  • Physique : plus grandes oreilles et plus proches que les autres. Plus petit, plus léger, pattes plus fines.
  • Territoire : il préfère les terres marécageuses, les forêt de pins à longues épines et les prairies broussailleuses. Ils vit sur un territoire d’environ 50 km².
  • Aptitude particulière : se dresser sur ses pattes postérieures afin de scruter les prairies et les marécages à la recherche de lapin et de rats.
  • C’est un animal essentiellement nocturne.
  • Le couple se reproduit une fois par an.
  • Portée : 5 louveteaux en moyenne. Ils restent avec leurs parents jusqu’à environ 18 mois. Après, ils deviennent autonomes. Ils quittent alors leurs parents pour aller délimiter leur propre territoire, une 30aine de km plus loin.
  • Nourriture : cerf de Virginie, raton-laveur, ragondin.

Etat de l’espèce :

  • Victime de plus d’un siècle de chasse et d’empoisonnement par les cultivateurs
  • Aujourd’hui, presque disparu.
  • A l’état sauvage, on peut le rencontrer parfois dans les minuscules péninsules du Texas et en Louisiane.
  • 1980 : déclaré éteint dans la nature.
  • 10 ans plus tôt : les scientifiques ont réussi à capturer 14 survivants à l’Est du Texas et l’Ouest de la Louisiane.
  • L’espèce n’exista plus dès lors qu’en captivité.
  • De nouvelles techniques de réintroduction furent mises au point : lui réapprendre à chasser tout en lui enseignant la peur de l’homme.
  • 1993 : réintroduction de 42 loups sur les îles côtières Sud-orientales et sur deux sites continentaux.
  • Le plan prévoit un suivi des populations.
  • Aujourd’hui, la population a atteint une troisième génération qui gagne du terrain dans les forêts, les marais et les terres cultivées du refuge naturel national de l’Alligator River, dans l’Est de la Caroline du Nord, dans le Tennessee et dans le parc national des Great Smoky Mountains, sur la frontière entre les deux états.
  • Nourriture : forte densité de cervidés.
  • Estimation en 1996 : 55 à 75 loups sauvages.
  • Territoire original : Illinois, au Nord et jusqu’au Texas, à l’Ouest.
  • Effectifs : ils ont décliné. Une hypothèse est avancée comme quoi ils se seraient peut-être accouplés avec des coyotes pour survivre, créant ainsi un hybride.
  • Mais, en 1991, les tests ADN ont indiqué que le loup rouge n’était pas un hybride.

Le Canis lupus lycaon est-il un loup rouge?

Deux généticiens ont découvert qe les loups du Minnesota, Quebec et Ontario présentaient desgénotypes de l'ADN mitochondrial identiques ou similaies à ceux du coyote. Mais, l'inverse n'a pas encore été trouvé. ainsi, l'hybridation aurait eu lieu entre un loup mâle et une coyote femelle, et non l'inverse.

L'hybridation naturelle entre le loup et le coyote serait due aux modifications de milieu. Des recherches indiquent que le loup gris, le loup rouge et le coyote auraient un ancêtre commun nord-américain. On aurait identifié le loup rouge et le coyote comm espèces il y a environ 150 000 ans alors que le loup gris se serait développé en Eurasie pour ensuite recoloniser l'Amérique du Nord. Il est probable que le Canis lupus lycaon soit un proche prent du loup rouge, qui était largement répandu dans la région des Grands Lacs.

==> Cela sgnifierait qu'il n'y a plus que 4 sous-espèces de loups gris (arctos, baileyi, occidentalis et nubilus), le Canis lupus lycaon ayant été défini comme un loup rouge, il prendrait ainsi le nom de Canis lycaon.